Les études réalisées dans les différents pays européens sont si peu convaincantes que la Commission Européenne a décidé, en janvier 2001, de suspendre son projet de directive visant à instaurer cette mesure au niveau européen.
Dans plus de 50% des
accidents impliquant une voiture et une moto, l'automobiliste reconnaît
un défaut de perception du deux-roues (Chiffres assurance & INRETS
2002). MAIDS (Motorcycle Accident in Depth Study http://maids.acembike.org
) annonce même le chiffre de 70% !


>> Le
rapport officiel de l'INRETS (Institut National de Recherche
sur les Transports et leur Sécurité) souligne l'impossibilité
d'en tirer des conclusions valables.
>> Sur la période de l'étude (1999-2000),
il y a une baisse du nombre de tués dans les Landes (- 17 morts). Mais
c'est aussi le cas dans 56 départements et dans certains départements,
la baisse est encore plus forte (Puy de Dôme, - 37 morts), alors que
l'expérience n'y était pas menée.
>>Mais elle a fait ressortir que l'allumage des codes
de jour avait, entre autres effets pervers, celui de donner au conducteur
la certitude qu'il était vu et donc de traverser les carrefours avec
encore moins de précautions et de contrôles !
Les piétons et les cyclistes, par nature dépourvus de codes,
deviennent plus difficiles à repérer, ce qui augmente également
leur vulnérabilité.
La
réalité des autres pays :

Le
point sur la surconsommation:
« On estime à 1 % le surcroît de consommation qu'entraîne
en moyenne l'allumage des feux de croisement le jour. » (Source : sécurité
routière)
L'allumage des codes provoque une sur-pollution atmosphérique avec
une sur-consommation des véhicules. Avec plus de 30 millions de véhicules
concernés en France, cela représenterait une augmentation
de 780 millions de litres de carburant consommés en plus chaque
année en France.
Par la TIPP et la TVA (qui représentent 80% du prix de l'essence),
le gouvernement récupérerait ainsi environ 650 millions
d'euros supplémentaires en taxes (sur la base -déjà
largement dépassée- de 1€/litre).
Cette consommation produirait une sur pollution conséquente : en Allemagne,
il avait été ainsi calculé qu'elle génèrerait
690 000 tonnes de CO2 supplémentaires!
Est-il utile, à l'heure où la pollution représente une
préoccupation mondiale, d'envisager sereinement une telle mesure, qui
conduirait à augmenter encore plus la menace qui pèse sur l'écosystème
et notre santé ?
Par ailleurs, au coût pour l'usager de cette sur-consommation d'essence,
on peut ajouter le prix des ampoules à changer plus souvent et l'usure
prématurée des batteries et alternateurs.
Bref, une mesure qui coûte à l'usager et rapporte au
gouvernement.
De la bonne gestion, en quelque sorte.