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| Contrairement
aux affirmations du ministre des transports :
Les études réalisées dans les différents pays
européens sont si peu convaincantes que la Commission Européenne
a décidé, en janvier 2001, de suspendre son projet de directive
visant à instaurer cette mesure au niveau européen.
Dans plus de 50% des
accidents impliquant une voiture et une moto, l'automobiliste reconnaît
un défaut de perception du deux-roues (Chiffres assurance & INRETS
2002). MAIDS (Motorcycle Accident in Depth Study http://maids.acembike.org
) annonce même le chiffre de 70% !
>> Il n'est pas possible de déduire un effet positif
de l'allumage des codes, puisque dans la même période, les
points noirs du réseau routier des Landes (N10, N117, N124,
N134, D28) ont été réaménagés.
>> Mais elle a fait ressortir que l'allumage des codes
de jour avait, entre autres effets pervers, celui de donner au conducteur
la certitude qu'il était vu et donc de traverser les carrefours avec
encore moins de précautions et de contrôles !
Les piétons et les cyclistes, par nature dépourvus de codes,
deviennent plus difficiles à repérer, ce qui augmente également
leur vulnérabilité.
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Contrairement
aux affirmations du ministre des transports :
Les études réalisées dans les différents pays
européens sont si peu convaincantes que la Commission Européenne
a décidé, en janvier 2001, de suspendre son projet de directive
visant à instaurer cette mesure au niveau européen.
Dans plus de 50% des
accidents impliquant une voiture et une moto, l'automobiliste reconnaît
un défaut de perception du deux-roues (Chiffres assurance & INRETS
2002). MAIDS (Motorcycle Accident in Depth Study http://maids.acembike.org
) annonce même le chiffre de 70% !
>> Il n'est pas possible de déduire un effet positif
de l'allumage des codes, puisque dans la même période, les
points noirs du réseau routier des Landes (N10, N117, N124,
N134, D28) ont été réaménagés.
>> Mais elle a fait ressortir que l'allumage des codes
de jour avait, entre autres effets pervers, celui de donner au conducteur
la certitude qu'il était vu et donc de traverser les carrefours avec
encore moins de précautions et de contrôles !
Les piétons et les cyclistes, par nature dépourvus de codes,
deviennent plus difficiles à repérer, ce qui augmente également
leur vulnérabilité.
La
réalité des autres pays :
>>En
Autriche et aux Pays-Bas,
la mesure n'est que recommandée car il y a une forte opposition des
usagers vulnérables (piétons, cyclistes, motards). De plus,
les écologistes y sont opposés.
>> En Finlande,
au Danemark et en Suède,
c¹est une obligation décidée suite à une utilisation
naturelle de 50% des usagers à mettre en rapport avec les conditions
climatiques et de luminosité particulières à ces pays.
>> En Finlande,
les résultats dans un premier temps ont été positifs,
puis contestés par la suite. Les dernières études
montrent qu¹il n'y aurait aucun impact sur l'accidentologie,
par contre une surconsommation avérée de l¹ordre de 1 à
2%.
>> Au Danemark,
la dernière étude en date, publiée en 2001, montre qui
si des résultats positifs ont pu être obtenus pour les automobiles,
un effet négatif est enregistré pour les piétons,
les deux roues motorisés et les cyclistes. La surconsommation
est avérée.
>> En Suède,
les résultats, dans un premier temps positifs, ont été
contestés par la suite, avec une aggravation de l'insécurité
routière. La surconsommation est avérée.
>> La Hongrie
a rendu les feux obligatoires sur tout le réseau en 1994. Donnée
comme bénéfique au début, cette mesure, après
ré-analyse, a montré des résultats négatifs.
La consommation supplémentaire est reconnue.
>> En Israël,
l'allumage a été obligatoire en 1999, du 1 novembre au 31 mars
hors des villes pour tous les véhicules et en milieu urbain pour les
bus, camions et taxis. N'ayant donné aucun résultat
positif la mesure a été abandonnée par le gouvernement.
>> L'Australie
a introduit sous forme d¹une loi cette mesure qui, n'ayant donné
aucun résultat, a été annulée.
>> Les États
Unis n'ont pas adopté de loi d'obligation ou de
recommandation. Le ministère des transports américain a publié
en juin 2000 une étude (NHTSA DOT HS 808 645) qui conclut que l'allumage
des feux n'a rien amélioré à l'insécurité
routière.
>> En Allemagne,
le code de la route est équivalent à celui de la France et rend
obligatoire l'allumage des feux de croisement pour les automobiles en cas
de visibilité réduite. Ce pays n'envisage donc pas l'introduction
de cette mesure. Les écologistes y sont opposés car selon le
ministère des transports allemand elle entraînerait une sur pollution
atmosphérique estimée à
690 000 tonnes de CO2 par an (parc routier allemand)
>>Par ailleurs, le nombre de deux roues motorisés
est largement supérieur en France
(plus de 1 million) comparé au Danemark
(30.000), à la Suède
(20.000), à la Norvège
(15.000), à la Finlande
(13.000)
En Hongrie et Pologne,
le développement du deux-roues motorisé est marginal, en raison
du niveau de vie de ces pays.
Le
point sur la surconsommation:
« On estime à 1 % le surcroît de consommation qu'entraîne
en moyenne l'allumage des feux de croisement le jour. » (Source : sécurité
routière)
L'allumage des codes provoque une sur-pollution atmosphérique avec
une sur-consommation des véhicules. Avec plus de 30 millions de véhicules
concernés en France, cela représenterait une augmentation
de 780 millions de litres de carburant consommés en plus chaque
année en France.
Par la TIPP et la TVA (qui représentent 80% du prix de l'essence),
le gouvernement récupérerait ainsi environ 650 millions
d'euros supplémentaires en taxes (sur la base -déjà
largement dépassée- de 1€/litre).
Cette consommation produirait une sur pollution conséquente : en Allemagne,
il avait été ainsi calculé qu'elle génèrerait
690 000 tonnes de CO2 supplémentaires!
Est-il utile, à l'heure où la pollution représente une
préoccupation mondiale, d'envisager sereinement une telle mesure, qui
conduirait à augmenter encore plus la menace qui pèse sur l'écosystème
et notre santé ?
Par ailleurs, au coût pour l'usager de cette sur-consommation d'essence,
on peut ajouter le prix des ampoules à changer plus souvent et l'usure
prématurée des batteries et alternateurs.
Bref, une mesure qui coûte à l'usager et rapporte au
gouvernement.
De la bonne gestion, en quelque sorte.
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